Art d’Ibis budget

Ce weekend, c’est weekend parisien pour l’APMEP. Je l’attendais : pendant un moment, je me suis interrogée sur ma place et mon implication, avec mon changement de métier. Et puis c’est passé, j’ai cessé de me poser des questions. Cela se confirme par l’expérience : la légitimité et l’envie sont intactes. Je ne change pas d’identité : j’assume juste mon côté boule à facettes.

Le regard mathématique non plus ne s’évapore pas. Pas du tout. Il faut dire qu’on me cherche : au-dessus de la tête de lit dans ma chambre d’hôtel, voici ce qui a été placé :

Bon.

Alors.

Que dois-je comprendre ? Ai-je affaire à un maniaque des rectangles ? A un artiste en recherche de l’inclusion ultime ? A un nostalgique des maths modernes, version angles droits ? A un fétichiste du zéro anti-gaudien ?

Pourquoi ces fins rectangles pour soutenir certaines figures ? Pourquoi un petit zigouigoui proche d’un sommet, répété sur plusieurs tracés ? Pourquoi deux figures sont-elles en lévitation au-dessus de leur rectangle d’appui ? Parce qu’on pourrait se dire : voilà quelqu’un qui y est allé à l’arrache, et zou, mais non. Regardez comme le rectangle du milieu est bien centré :

Plus fort encore, les rapports entre longueur et largeur des rectangles non carrés sont tous proches de 1,3 à 1,5, et la longueur d’un rectangle se retrouve souvent dans la largeur d’un autre.

J’ai du travail, je ne suis pas allée manger avec les collègues pour bosser dans ma chambre d’hôtel sur les projets éditoriaux urgents, et voilà. Ce fichu tableau me parasite.

Bon allez, je vais lui tourner le dos et essayer de l’oublier.

J’le vois plus.

L’est plus là.

Pffff.

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